Compte - rendu

Menace au couteau dans un restaurant rapide : le suspect déclare une usurpation d’identité.

À Ath, dans la nuit du 1er septembre 2023, un homme sous l’effet d’alcool aurait brandi un couteau de sa poche pour menacer le personnel de King of Kebab, après qu’on lui a refusé une sauce gratuite. Il dénonce auprès de la justice une usurpation d’identité et déclare ne pas avoir commis ce fait.

Le suspect, âgé de 51 ans, aurait été contacté par la justice, recevant une lettre de convocation au tribunal de Tournai le 23 septembre 2025. Néanmoins, il ne réagit pas à cette convocation, car il estime que cette lettre ne le concerne pas et que la justice a commis une erreur. Par la suite, une nouvelle lettre lui est envoyée. Cette fois-ci, il réagit : il contacte son avocat pour lui expliquer son incompréhension.

Les policiers se rendent à son domicile, mais celui-ci persiste à affirmer qu’il n’a rien fait. Lors de son audience au tribunal le 4 novembre 2025, il affirme que ces faits ne seraient pas faisables, étant donné qu’il vit actuellement à Molenbeek et que la seule raison qui le relie à Ath est son ex-femme.

Son avocat le défend en démontrant qu’aucune preuve de son identité n’a été présentée, alors que deux caméras au snack sont actives 24h/24 et ajoute : « Je pense que cette situation se retourne contre mon client ».  Il continue en précisant que, lors des faits, la famille a affirmé que le suspect se trouvait en compagnie de son frère et de ses parents à Bruxelles.

Le procureur du roi rétorque à l’avocat en lui disant que ses arguments ne sont pas valables, car lors de l’arrestation de l’auteur des faits, celui-ci n’avait aucun papier sur lui. Les policiers ont donc accédé à une base de données qui permet d’identifier la personne, ce qui prouve que cet homme serait le réel coupable. La juge surenchérit en demandant à l’accusé pourquoi celui-ci n’a pas contacté son avocat ou la police dès la première réception de sa convocation.

Le suspect a déjà été condamné pour des faits de violence en 1999. Cette information a été prise en compte lors de l’audience, dans le cadre de l’examen de sa situation judiciaire. Il risque une peine de huit mois de prison s’il est reconnu coupable des faits survenus à Ath. Le jugement sera prononcé le 9 décembre 2025.

 

A.Baudelet